LUTTES COMBATS ET RÉVOLUTIONS

« Il y aura toujours des révolutions, mais elles ne seront pas toujours sanglantes » Wilhelm Weitling (1808-1871)





















Zones À Défendre

Zone humide du Testet et forêt de Sivens

HOMMAGE À REMI FRAISSE MORT POUR LA FORÊT ET TOUTES LES VIES QU'ELLE PROTÈGE, POUR LA VALLÉE ET SA BEAUTÉ... MORT PAR SOLIDARITÉ POUR FAIRE BARRAGE À LA FOLIE DE L'AGRICULTURE INDUSTRIELLE DE L'ÉCONOMIE CAPITALISTE, CETTE AGRICULTURE QUI TUE LES VRAIS PAYSANS ET LES FERMES TRADITIONNELLES RESPECTUEUSES DE LA NATURE.
LES VRAIS CASSEURS SONT CEUX QUI DÉTRUISENT FORÊTS ET ZONES HUMIDES QUI SONT AUTANT DE ZONES À DÉFENDRE : ZAD PARTOUT !
LES VRAIS CASSEURS SONT LES INDUSTRIELS DE L'AGRICULTURE ET DE L'ÉLEVAGE CAR ILS POLLUENT LA TERRE ET ILS TORTURENT LES ANIMAUX


Sivens: 400 grenades ont été tirées la nuit de la mort de Rémi Fraisse
Les questions se multiplient sur l'engagement massif et violent des CRS et gendarmes à Sivens, le 25 octobre, alors qu'il ne restait rien à protéger et que la préfecture s'était engagée à une présence policière discrète. Selon une source proche de l'enquête, des consignes d’«extrême fermeté» ont été données par le préfet du Tarn. Ce qui explique que, selon cette même source, quelque 400 grenades, au total, ont été utilisées dans la nuit du 25 octobre. Lire l'article de Médiapart par Louise Fessard.


La santé : hôpitaux, cliniques, fonction hospitalière et professions libérales.

Un collectif des sages-femmes maintient une partie de la profession dans la grève et manifeste dans la rue sa détermination :
Voir le site des sages-femmes en colère, de l'Onssf Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes
etsa page facebook : elles manifestent une fois de plus place Denfert-Rochereau à Paris pour défendre leurs revendications légitimes auxquelles la ministre de la santée Marisol Touraine n'a répondu que très partiellement par des promesses le 3 mars 2014.
Première tentative de concrétisation :  la CIRCULAIRE N° DGOS/RH4/2014/92 du 10 avril 2014 relative à la mise en œuvre des mesures prises en faveur de la reconnaissance des sages-femmes hospitalières téléchargeable en pdf ici...
Et d'après la Présidente du Conseil national de l’Ordre des Sages-Femmes Madame Marie-José Keller :
«On peut regretter que, pour l’instant, la majorité des décisions issues de la mobilisation ne concernent que celles et ceux d’entre nous exerçant dans la fonction publique hospitalière.
De plus, si quelques-unes de ces décisions mettent fin à des situations incohérentes ou constituent un rappel des textes existants, d’autres mesures sont plus aléatoires.
Ainsi, lors des réunions sur le statut des sages-femmes, il avait été question de la création d’unités fonctionnelles physiologiques pour les grossesses et accouchements normaux, sous la responsabilité
des sages-femmes. Les débats autour de la mise en place de telles entités avait été vifs, démontrant que l’accès de notre profession à une plus grande autonomie est encore loin d’être acquis.
La circulaire vient confirmer que l’avenir de ces unités reste aujourd’hui plus qu’incertain puisque selon le texte, elles «peuvent» être créées «en fonction du projet médical d’établissement,
et avec l’avis favorable des équipes concernées» et que leur responsable «pourra être une sage-femme, nommée par le directeur de l’établissement sur proposition du chef de pôle et après avis du président de la commission médicale d’établissement».
Autant de réserves qui affaiblissent d’emblée un concept pourtant très prometteur où celles et ceux d’entre nous exerçant dans les établissements de soins auraient pu faire bénéficier aux patientes de l’ensemble de leurs compétences.
Aujourd’hui, force est de constater qu’une telle possibilité n’est que trop rarement mise en œuvre mais sera toutefois étendue grâce à l’expérimentation prochaine des maisons de naissance.  ».

article du journal "Le Monde" écrit par Camille Bordenet situe bien le problème :
« Le métier de sage-femme doit-il être reconnu comme une profession médicale à part entière ?
Malgré les nombreuses réunions de concertation, l'épineuse question n'était pas simple à trancher tant les intérêts divergent entre,
d'un côté, un collectif de sages-femmes qui souhaitent sortir de la FPH et obtenir un statut de praticien hospitalier sur le modèle des médecins et,
de l'autre, les syndicats représentants la profession (CGT, CFDT, FO…) qui s'y opposent.
Ces derniers estiment que le statut de fonctionnaire est plus protecteur (il donne par exemple droit à la retraite anticipée). »

Ce statut protecteur donné par la Fonction Publique Hospitalière (FPH) est détaillé dans un article de weka :

«La sortie des sages-femmes de la FPH impliquerait que le comité technique d'établissement (CTE) et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)ne pourraient plus traiter de leurs conditions de travail (horaires, plannings, astreintes, droits statutaires),
ni les commissions administratives paritaires (CAP) du déroulement des carrières.
En matière disciplinaire, la protection due aux fonctionnaires serait abolie et les sages-femmes qui seraient exposées à une plainte devraient comparaître à la fois devant les chambres disciplinaires de l’ordre ou devant la justice (procédure pénale et civile indemnitaire).
La sortie de la FPH risquerait alors de contraindre les sages-femmes de se « payer » une assurance professionnelle dont les montants sont en constante augmentation.
Le maintien dans le statut FPH permet d’échapper à cette logique d’individualisation de la protection juridique puisque l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983 garantit la protection du fonctionnaire par l’employeur.»


Pour l'intersyndicale CFDT,CGT, FO, Sud et Unsa la création du statut médical de sages-femmes des hôpitaux s'accompagne malgré tout de réelles avancées :
Sauf qu'en pratique, ces unités qui doivent être avalisées par la CME ne verront pas le jour, prédit le collectif.

Les "avancées" sont nettement très insuffisantes mais Marisol Touraine obéit à la logique d'un gouvernement "social-démocrate" qui n'a pas grand chose de social puisque pour financer son plan de 50 milliards de cadeaux aux plus riches
il veut prendre dans la poche des plus ou moins pauvres chômeurs, salariés, fonctionnaires et retraités. La droite ( l'UDI ) propose mieux : 80 milliards de cadeaux pour des patrons, représentés par le MEDEF, qui ne donne en échange que de vagues promesses...
C'est donc au peuple de se révolter pour se débarasser de l'esclavage du capitalisme, le peuple tout entier et pas seulement la corporation des sages-femmes.

N'oublions pas :c'est l'hôpital public tout entier qu'il faut sauver avec les maternités en sous effectif... voir aussi ma colère exprimée en 2008, depuis la situation ne s'arrange pas ! en témoingne la  COORDINATION NATIONALE DES COMITES DE DÉFENSE DES HÔPITAUX & MATERNITÉS DE PROXIMITÉ
qu'ici ou ailleurs dans le monde 40 millions de femmes accouchent sans assistance





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